7 660 vies englouties en 2025 : l’exil n’a jamais été aussi mortel
L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) a publié un chiffre qui devrait nous glacer le sang : au moins 7 660 personnes sont mortes ou ont disparu sur les routes migratoires à travers le monde en 2025.
Derrière ce nombre froid, il y a des visages, des prénoms, des mères, des pères, des enfants. Des êtres humains qui ont quitté leur maison non pas par goût de l’aventure, mais par nécessité. Fuyant la guerre, la violence, la famine ou l’absence totale de perspectives.
Une hécatombe silencieuse
Ce chiffre de 7 660 n’est qu’un minimum. L’OIM le rappelle régulièrement : de nombreux naufrages, traversées désertiques ou disparitions aux frontières ne sont jamais documentés. Combien de corps reposent encore au fond de la Méditerranée, dans le sable du Sahara, ou dans les forêts de la jungle du Darien ? Nul ne le sait.
Ce que l’on sait, en revanche, c’est que jamais le monde n’a compté autant de personnes déplacées – plus de 120 millions selon le HCR. Et que chaque année, les routes deviennent plus dangereuses, les passeurs plus impitoyables, les politiques migratoires plus hostiles.
Des routes meurtrières partout sur la planète
Si la Méditerranée centrale reste tristement célèbre (plus de 2 000 morts par an en moyenne ces dernières années), d’autres couloirs migratoires sont tout aussi létaux :
· La mer d’Alboran et l’Atlantique africain (vers les Canaries) : des embarcations de fortune sur des traversées de plusieurs jours.
· Le désert du Sahara et du Sinaï : la soif, les violences, les trafiquants.
· Le Darien (entre Colombie et Panama) : une jungle impitoyable où migrants et migrants tentent de rejoindre l’Amérique du Nord.
· La Manche : des canots gonflables sur des eaux glacées et bondées.
Aucune région du monde n’est épargnée.
Pourquoi ce chiffre doit nous mobiliser
À CŒUR D’IVOIRE, nous travaillons au quotidien pour accompagner les plus vulnérables, en France comme en Afrique de l’Ouest. Mais ce chiffre nous rappelle une évidence : agir localement ne dispense pas de penser globalement.
Tant que des jeunes hommes et femmes sentiront qu’ils n’ont aucun avenir chez eux, tant que la guerre détruira des vies, tant que l’aide au développement sera insuffisante, les routes migratoires continueront de tuer.
Ce que vous pouvez faire
· S’informer : comprendre pourquoi on migre, ce n’est pas cautionner, c’est humaniser.
· Relayer : partager ces chiffres et ces histoires pour briser l’indifférence.
· Soutenir : des associations comme la nôtre, ou d’autres qui œuvrent sur le terrain pour protéger les droits des exilés et développer des alternatives à l’exil dangereux.
7 660 personnes en 2025. Ce n’est pas une statistique. C’est une tragédie continue.
Ne détournons pas le regard.
---
CŒUR D’IVOIRE
Solidarité Internationale – Aide aux plus démunis – Éducation pour tous